L’idée selon laquelle le cœur humain peut faire d’une créature une sorte d’« idole » possède un véritable fondement biblique, puisque saint Paul appelle lui-même la cupidité « idolâtrie » en Colossiens 3,5, et puisque Notre-Seigneur enseigne que nul ne peut servir à la fois Dieu et Mammon ; toutefois, certaines formulations employées ici dépassent ce que permet d’affirmer la doctrine catholique traditionnelle, notamment lorsqu’il est dit que la nature humaine déchue « refuse instinctivement » la souveraineté de Dieu et que le penchant idolâtre « imprègne absolument toutes nos motivations, nos pensées, nos désirs et nos ambitions les plus pures ». L’Église n’enseigne pas une corruption totale de la nature humaine : le péché originel a privé l’homme de la justice originelle, blessé ses facultés, obscurci son intelligence, affaibli sa volonté et laissé subsister la concupiscence, mais il n’a ni détruit sa nature ni rendu mauvaises toutes ses opérations. Saint Thomas parle d’une nature …Plus
Non ! Le mystère de Dieu n'est pas l'interdiction de le comprendre, mais l'appel à entrer dans l'infini de sa découverte. Cela fait 36 ans que je parcoure quotidiennement l'oeuvre de Maria Valtorta sans en avoir fait le tour. Elle ne me donne pas la certitude de ma perfection capable de m'exposer en modèle sur les réseaux sociaux et en juge des autres: Elle expose au contraire ma petitesse et me donne l'ardent désir (la joie brûlante) de rejoindre l'amour infini qui m'appelle. Cette oeuvre invite à la conversion, au retour à Dieu et en son Eglise comme l'exposent les nombreux témoignages publics. Elle n'est pas mièvrerie ou pingrerie spirituelles: elle est feu ! (Luc 12,49) Jamais je ne dicterai sa façon d'agir à l'Esprit Saint, auteur de l'Evangile et son commentateur perpétuel. Je le loue au contraire de son don qui fait tant de bien à la société et à l'Eglise comme nous l'écrivait le Pape François: "Je vous encourage à poursuivre avec autant d’engagement votre mission de faire connaître …Plus
LA GRÂCE DE DIEU ET LA COOPÉRATION DE L’HOMME Ce que la Septante, le Nouveau Testament grec et la foi catholique enseignent réellement sur la conversion, la justification, le mérite, les œuvres, le pardon, la persévérance et la médiation des saints Il existe, dans les questions relatives à la grâce et au salut, une manière particulièrement dangereuse de s’éloigner de la vérité, qui ne consiste pas à nier ouvertement l’Évangile, mais à prendre une vérité catholique authentique, à l’isoler des autres vérités auxquelles Dieu l’a unie, puis à la pousser jusqu’à une conclusion que l’Écriture elle-même ne permet plus ; c’est ainsi que l’on peut partir de cette vérité magnifique selon laquelle Dieu nous prévient par sa grâce, puis finir par laisser entendre que l’homme ne consent plus véritablement à sa conversion ; que l’on peut partir de cette autre vérité selon laquelle aucun homme ne mérite la première grâce, puis arriver à dire que les œuvres accomplies dans la grâce ne sont jamais …Plus
Réponse à Lux Æterna au sujet du texte "Terrassé par la grâce" Lux Æterna, votre texte exprime quelque chose de très beau et de très vrai lorsqu’il proclame la souveraineté de la grâce, l’impuissance de l’homme à se sauver par ses seules forces et la nécessité absolue de Jésus-Christ ; mais précisément parce que la grâce vous a conduit jusqu’à reconnaître que tout vient de Dieu, je vous exhorte fraternellement à ne pas vous arrêter à une conception incomplète du salut qui finit par opposer ce que Dieu lui-même a uni, c’est-à-dire sa grâce souveraine et la coopération réelle de l’homme renouvelé par cette grâce. Ne laissez pas une lecture protestante de la justification vous faire croire que reconnaître une véritable coopération de l’homme diminuerait la gloire de Dieu, car c’est exactement le contraire : lorsque l’homme croit, aime, obéit, combat le péché, accomplit le bien et persévère, ce n’est pas une puissance indépendante qui se dresserait à côté de la grâce, mais la grâce elle-même …Plus
Réponse à Lux Æterna au sujet du concile qui ruine l'illusion des bons élèves. Cher Lux Æterna, Votre texte contient un rappel très juste et très nécessaire de la primauté absolue de la grâce, et je vous rejoins pleinement lorsque vous rappelez, avec le IIe concile d’Orange, que l’homme ne peut commencer de lui-même son mouvement surnaturel vers Dieu, que le désir même de conversion, la bonne pensée ordonnée au salut, la volonté d’être purifié et le consentement salutaire supposent déjà une grâce prévenante, de sorte que personne ne peut se glorifier comme s’il avait commencé par lui-même ce que Dieu serait ensuite venu simplement compléter. Il me semble cependant que, dans la seconde partie de votre texte, vous allez sensiblement plus loin que les canons d’Orange eux-mêmes, jusqu’à employer certaines formulations qui, prises selon leur sens naturel, risquent de faire glisser la doctrine catholique de la grâce vers une conception où l’action humaine, les œuvres et même le mérite chrétien …Plus
"Je peux tout en celui qui me donne la force " Saint Paul apôtre aux Philippiens 4,13 Ou: "Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. C'est donc très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses afin que la puissance de Christ fasse en moi sa demeure" Saint Paul apôtre aux 2 Corinthiens 12, 9 Merci cher Philotée Philothée pour votre commentaire en accord parfait avec ce que je comprends et reçois de La Parole de Dieu.
La nouvelle conception New Age et mondialiste du Salut. LES POINTS NON CATHOLIQUES OU GRAVEMENT AMBIGUS DU NOUVEAU TEXTE SUR LA « MAISON COMMUNE » Une lecture à la lumière de la doctrine catholique reçue avant le concile Vatican II Le récent document de la Commission théologique internationale intitulé Prendersi cura della nostra Casa comune : risposta responsabile e fraterna al Dio trinitario, publié sous le pontificat de Léon XIV, mérite une étude doctrinale extrêmement attentive, non seulement parce qu’il traite de la création, de l’évolution, du rapport entre Dieu et le monde, de l’Eucharistie et de l’accomplissement final du cosmos, mais surtout parce qu’il adopte, à plusieurs endroits décisifs, un vocabulaire et des catégories intellectuelles qui diffèrent sensiblement de la théologie catholique classique telle qu’elle avait été précisée par les conciles, les papes et les docteurs de l’Église avant Vatican II ; il ne s’agit donc pas de prétendre que tout le document serait hérétique …Plus